Bookmaker, histoire d’un métier hors du commun

L’histoire des bookmakers débute sur les hippodromes de Grande Bretagne, aujourd’hui c’est sur le net qu’ils exercent leur métier.

On les imagine vêtus d’élégantes redingotes et coiffés de chapeaux melon… On pense aux bookmakers de la grande époque, la fin du 19ème, celle où toute la gentry britannique fréquentait les champs de courses. La belle société venait s’adonner aux plaisirs du jeu basé sur les paris hippiques. Pour obtenir de bons tuyaux, enregistrer des mises et verser aux gagnants leurs gains, une profession est alors apparue, celle des bookmakers.
Ils doivent leur nom à leur outil de travail, un “book”, sorte de carnet sur lequel ils notaient scrupuleusement les mouvements de fonds avant et après chaque course.
De nos jours, pour effectuer leurs paris sur les hippodromes, les anglais, pourtant à cheval sur les traditions, ne font plus appel à des bookmakers. Ils utilisent comme tout un chacun les moyens modernes de communication et les supports multimédia.
Le terme bookmakers a survécu et connait même un usage croissant de nos jours avec le développement exponentiel des sites de paris sportifs. Bookmaker est devenu un vrai métier avec la création de sociétés de prises de paris en ligne.
Ces organismes fixent les cotes, collectent les paris et distribuent les gains aux heureux gagnants. Pour se rémunérer, les sociétés de bookmakers prennent une marge sur leur volume d’activité. Compte tenu de l’origine de ce métier, les premières sociétés sont apparues en Angleterre et dans les pays Scandinaves. Aujourd’hui, la profession de bookmakers s’est mondialisée, à l’image d’internet. Les sites les plus connus sont côtés en bourse et font partie des sponsors les plus courtisés par les équipes sportives.
À noter qu’au terme Bookmaker est désormais associé celui de trader. Un métier qui a connu ses heures de gloire avant que la bulle spéculative n’explose en faisant au passage les dégâts que l’on connait. Un bookmaker performant doit faire preuve de sérieux bien sûr, de sens de l’opportunité, et d’imagination. À lui de se tenir au courant des activités qui donnent lieu à paris et elles sont nombreuses !
Dans le domaine sportif, les sociétés recrutent d’anciens pratiquants de haut niveau pour alimenter leurs rubriques pronostics et conseils.
On sait que l’homme, terme générique qui englobe les deux sexes, est joueur à des degrés divers. Les plus mordus sont devenus accros des paris en direct, une source d’activité qui fait le bonheur des bookmakers. On s’aperçoit aujourd’hui qu’on parie sur tout et tout le temps. À la mi-temps des matches, entre deux points d’une rencontre de tennis, un chrono, le résultat d’une élection, la date de naissance d’un enfant célèbre, son prénom, son poids… Tout est prétexte à tenter sa chance en cherchant à réduire les aléas par ses connaissances dans les nombreux domaines servant de support aux paris. Une chose parait certaine, on peut miser que les bons bookmakers sont à l’abris du chômage.

Effectif : Une centaine en France, plus de 2 000 en Europe.
Principaux employeurs : Bwin, BetClic, ParionsWeb, EurosportBet, Sajoo, Chilipari…
Moyenne d’âge : Autour de 30 ans.
Salaire annuel : Entre 25 000 et 60 000 euros, plus un variable de 10 à 25% du salaire.

CharlesDurepos